La Programmation Neuro-Linguistique (PNL)

John GRINDER et Richard BANDLER sont les fondateurs historiques de la PNL, née de l’observation de thérapeutes, dont certains
semblaient obtenir des résultats rapides et durables et d’autres non, sans que la technique thérapeutique utilisée soit en cause
(les différences d’efficacité existaient dans toutes les écoles).
Au delà des techniques spécifiques de chaque approche thérapeutique, la question est de savoir s’il existe une différence dans la manière
de communiquer avec un client entre un thérapeute « efficace » et un autre « inefficace » et si cette différence peut être apprise et transmise.
De là est née l’idée de la modélisation d’un savoir-faire et d’un savoir-être de thérapeutes. Dès l’origine, on a ainsi les 2 dimensions essentielles
de la PNL :
  • Les techniques de communication inter-personnelle, basées sur l’observation de soi et de l’autre en inter-action et sur l’adaptation
    qui en résulte. Les mots sont reliés à l’expérience individuelle de la personne, leur sens est donc subjectif (dépendant du sujet).
    Les techniques de questionnement de la PNL permettent d’explorer l’expérience subjective de la personne, de la comprendre dans son
    expérience, son « modèle du monde ». C’est la reconnaissance de l’expérience d’autrui comme « autre » et son acceptation
    qui favorisent avec lui un rapport de confiance, nécessaire à toute communication efficace et à toute thérapie.

  • Les processus de pensée, leur décodage et leur analyse, à la base de toute démarche de changement, thérapie et développement personnel.

PNL ?

Programmation, en référence aux automatismes mis en place, inconsciemment ou consciemment. La « programmation » est le résultat
de ces apprentissages devenus inconscients.
Neuro, car ces automatismes donnent lieu à un codage intérieur, au niveau du cerveau : Un automatisme peut être vu comme le résultat
de l’activité synchrone d’un ensemble de neurones qui ont appris à travailler ensemble. (Cf. la notion d’assemblée de neurones, qualifiant
un ensemble de neurones qui s’activent et déchargent de manière synchronisée).
Linguistique, parce que ces automatismes intérieurs se traduisent par des langages extérieurs, modes de communication verbaux
et corporels avec le monde extérieur, avec autrui.
Le résultat de ces « automatisations » est le transfert de compétences au niveau de l’inconscient, libérant alors des « cases de
conscience » pour d’autres tâches, d’autres apprentissages. La question est de savoir si ces « programmes automatiques » sont adaptés
ou non au but recherché.
En thérapie, une situation problématique est vue comme le résultat d’un apprentissage, devenu inconscient, inadapté à la situation présente,
au réel. Pour des raisons qui appartiennent à l’histoire de la personne, et qu’il peut être pertinent ou non d’explorer, cet apprentissage reste
bloqué, fixé, attaché à une période, un lieu, un contexte : il ne présente plus de possibilité d’évolution, et « pilote en automatique » le
fonctionnement mental, émotionnel et comportemental de la personne.
Prendre conscience de ses propres programmes et les comprendre, c’est retrouver du contrôle sur eux, les modifier, les mettre à jour
et élargir ses choix.



PNL & thérapie

Le travail thérapeutique avec la PNL consiste à aider la personne à appréhender ses propres processus de pensée, dans le but d’élargir
ses choix et en premier lieu sa manière de définir un objectif. La capacité à se projeter dans l’avenir semble essentielle à notre survie
et conditionne toutes nos actions qui se positionnent ainsi dans le temps (notion de présent et de futur). La définition d’un objectif
repose sur la représentation mentale, la visualisation aujourd’hui de l’action envisagée demain. Le cerveau fonctionne alors comme
un « simulateur » : « Quand c’est prêt dans ma tête, c’est prêt à réaliser». La PNL propose plusieurs outils pour améliorer sa stratégie
de définition d’objectif.
La personne n’agit pas par hasard, mais pour obtenir quelque chose, même si elle n’en a pas toujours conscience sur l’instant :
ce qu’elle fait a un sens, déterminé par la place qu’elle se donne dans le monde (mission), ce qu’elle est (identité), ce qu’elle croit vrai
à propos d’elle et des autres (croyances) et ce qui est important pour elle (valeurs) ; ces composantes plus ou moins conscientes
vont déterminer les apprentissages qu’elle va faire (capacités) et ses actions (comportements) en fonction du contexte (environnement),
dans un emboitement complexe mais logique de ces multiples niveaux.
Il y a problème, malaise, souffrance lorsque ces éléments ne fonctionnent pas en harmonie, lorsque ces différents niveaux logiques
ne sont pas alignés. C’est comme si la personne se « programme » pour ne pas atteindre l’objectif qu’elle recherche. Dans ce cas,
la représentation mentale de ce qu’elle veut obtenir est difficile ou désagréable.
L’expérience humaine peut être ramenée à 3 éléments qui réagissent ensemble et s’influencent mutuellement, consciemment et surtout
inconsciemment :
  • Comportements externes
    Ce que la personne fait, voit et entend extérieurement : Ce que la personne dit, ses gestes,
    ses postures, ses actes
  • Processus internes
    Ce que la personne pense à l’intérieur d’elle-même : Ce qu’elle imagine, ce qu’elle se dit à elle-même,
    ce dont elle se souvient, ses mécanismes de pensée (métaprogrammes)
  • États Internes
    Ce que la personne ressent : Ses sensations physiques, ses émotions, ses impressions
La PNL propose des méthodes précises de diagnostic de problèmes et plusieurs moyens de les résoudre en agissant au niveau de l’un
ou l’autre de ces 3 éléments :
  • Techniques de préparation mentale, si la situation est « bien », mais pourrait être « mieux »
    Ex. « Je suis à l’aise pour animer une réunion, sauf pendant le premier quart d’heure »
  • Techniques de neutralisation, s’il s’agit d’une « contamination » du présent par le futur ou le passé
    Ex. « Je me sens stressé chaque fois que je dois aller voir mon patron ».
  • Techniques de négociation s’il s’agit d’un conflit interne
    Exemple « Je voudrais bien maigrir, mais je veux continuer à manger du chocolat ».

Dans tous les cas, il s’agit d’aider la personne à mobiliser ses capacités de manière plus adaptée, à utiliser et développer ses ressources existantes ou à en acquérir de nouvelles, c'est-à-dire faire de nouveaux apprentissages, plus adaptés.



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